L'essentiel

  • 40 % des TPE et PME françaises utilisent une solution d'intelligence artificielle en 2026, soit 14 points de plus en un an, selon le Baromètre France Num publié le 28 septembre 2026 par la Direction générale des Entreprises.
  • 34 % des TPE et PME s'en servent pour générer du texte, de la voix ou des images, en hausse de 12 points sur un an (Baromètre France Num, 28 septembre 2026).
  • 72 % des journalistes français estiment que l'IA affecte la crédibilité des contenus reçus, et 81 % jugent important que son usage soit signalé (étude SYNAP, Data Observer et Augure, 14 avril 2026).
  • Le guide « Relations presse : l'IA en renfort » de Bruno Sanvoisin paraît aux Éditions Kawa en octobre 2026, au prix de 29,99 euros.

Quatre PME sur dix utilisent déjà l'IA

Le Baromètre France Num 2026, publié le 28 septembre 2026 par la Direction générale des Entreprises (DGE), chiffre la bascule. 40 % des TPE et PME déclarent utiliser au moins une solution d'intelligence artificielle, contre 26 % un an plus tôt. Chez les PME, la proportion atteint 53 %.

La génération de contenu progresse plus vite que les autres usages. Selon le Baromètre France Num, 34 % des entreprises recourent à l'IA pour produire du texte, de la voix ou des images, soit 12 points de plus en un an. Une partie de ces textes atterrit chaque jour dans la boîte mail d'un journaliste.

Les journalistes reçoivent moins de communiqués et trient davantage

L'étude publiée le 14 avril 2026 par le SYNAP (Syndicat national des professionnels des relations médias), conduite par l'institut Data Observer avec l'éditeur de logiciels Augure auprès de 257 journalistes, décrit une relation solide. 69 % des journalistes jugent leurs échanges avec les attachés de presse bons ou excellents, et 80 % trouvent utiles les informations reçues.

Le volume de sollicitations baisse, et les rédactions s'en félicitent. Pour décider d'ouvrir un e-mail, 60 % des journalistes regardent d'abord le sujet ou l'angle proposé, selon la même étude SYNAP.

L'IA acceptée, à condition de le dire

Les journalistes restent partagés sur l'intelligence artificielle. 54 % jugent acceptable son usage par les attachés de presse. Mais 72 % estiment qu'elle affecte la crédibilité des contenus, et 81 % demandent que le recours à l'IA soit indiqué (étude SYNAP, Data Observer et Augure, 14 avril 2026).

Cette exigence de transparence change la donne pour les émetteurs. Un communiqué produit à la chaîne se repère en quelques lignes, et c'est la marque expéditrice qui en paie le prix.

Les professionnels relisent ce que la machine écrit

À l'international, l'adoption est quasi générale. Le rapport « Inside PR 2026 » de Cision, éditeur de solutions de veille et de diffusion presse, publié début 2026 auprès de près de 600 professionnels au Royaume-Uni et aux États-Unis, établit que 91 % d'entre eux utilisent des outils d'IA générative. Le même rapport place le storytelling, c'est-à-dire l'art de construire un récit autour d'une information, en tête des compétences recherchées pour 2026, avec 59 % de citations.

La vérification suit l'adoption. Le rapport « State of AI in PR 2026 » de Muck Rack, plateforme de relations médias, relayé en mars 2026 par la Public Relations Society of America (PRSA), s'appuie sur une enquête menée en décembre 2025 auprès de 564 professionnels : 98 % d'entre eux retouchent toujours ou souvent les textes produits par l'IA.

Le gain de temps reste inégal. Le Communications Benchmark Report 2026 de Ragan Communications, publié le 7 avril 2026, indique que 32 % des communicants n'en gagnent aucun grâce à l'IA. Chez ceux qui en gagnent, 49 % réinvestissent ce temps dans la production de contenus supplémentaires.

Un guide français mise sur la maîtrise humaine

Ce décalage entre production et pertinence sert de point de départ à « Relations presse : l'IA en renfort », guide pratique de Bruno Sanvoisin, consultant en relations presse et coprésident du SYNAP, paru aux Éditions Kawa en octobre 2026 au prix de 29,99 euros. Augustin Garcia, ingénieur prompt chez Blitzzz Media et fondateur du média en ligne In Data Veritas, en signe la préface.

L'ouvrage suit les étapes du métier : trouver un angle, préparer un communiqué, travailler un titre, analyser un sujet, personnaliser une approche. Chaque étape s'accompagne de prompts, ces instructions rédigées pour guider un outil d'IA, directement réutilisables.

« Beaucoup d'attachés de presse utilisent déjà l'IA, mais surtout pour produire plus de contenus, plus vite, sans toujours en exploiter tout le potentiel. Ce guide prend le contre-pied : il donne aux chargés de relations médias les moyens d'une meilleure performance, et d'une collaboration plus juste avec les journalistes », explique Bruno Sanvoisin, auteur de « Relations presse : l'IA en renfort ».

Le communiqué d'annonce du livre, diffusé le 5 octobre 2026, applique la règle réclamée par 81 % des journalistes : il précise dès sa première ligne qu'il a été rédigé avec l'aide de l'IA.

Un communiqué soigné touche désormais deux lecteurs

La qualité compte doublement, car les articles de presse alimentent aussi les réponses des IA conversationnelles comme ChatGPT ou Gemini. Selon le rapport « State of PR 2026 » de Muck Rack, relayé le 15 juillet 2026 par la PRSA, 55 % des professionnels des relations presse visent des retombées dans des médias de référence pour gagner en visibilité dans ces réponses.

Un communiqué ciblé, relu et transparent sert donc le journaliste qui le reçoit, puis les moteurs qui liront l'article publié. Pour les 40 % de TPE et PME déjà équipées d'outils d'IA, la prochaine marche porte sur la façon de s'en servir. Les journalistes ont déjà donné le mode d'emploi : un bon angle, de l'information vérifiée, et la franchise sur l'outil.

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